Un chiot reçoit généralement 3 injections entre 8 et 16 semaines pour construire une protection fiable malgré les anticorps transmis par sa mère. Le calendrier varie ensuite selon son état de santé, son mode de vie et les maladies présentes dans sa région.
Vaccin chiot : le calendrier complet de 6 semaines à 1 an
Le calendrier le plus courant commence vers 8 semaines, se poursuit à 12 semaines, puis à 16 semaines. Ces rendez-vous protègent notamment contre la maladie de Carré, l’hépatite de Rubarth et la parvovirose. La leptospirose nécessite généralement deux injections initiales. La rage se vaccine à partir de 12 semaines.
Une injection réalisée très tôt ne suffit pas toujours. Les anticorps maternels, reçus par le colostrum, neutralisent parfois une partie du vaccin. C’est la raison des rappels rapprochés jusqu’à 16 semaines, voire 20 semaines lorsque le risque infectieux est élevé.
| Âge du chiot | Vaccins habituellement envisagés | Objectif |
|---|---|---|
| 6 à 8 semaines | Première injection contre Carré, hépatite et parvovirose dans les situations à risque | Commencer la protection lorsque l’immunité maternelle diminue |
| 8 à 10 semaines | Carré, hépatite, parvovirose ; première dose de leptospirose selon le protocole | Mettre en place la primovaccination |
| 11 à 12 semaines | Rappel Carré, hépatite, parvovirose ; seconde dose de leptospirose ; rage à partir de 12 semaines | Renforcer la réponse immunitaire |
| 15 à 16 semaines | Dernière injection de la série Carré, hépatite et parvovirose ; adaptation de la leptospirose | Vacciner après la disparition probable des anticorps maternels |
| Vers 20 semaines | Dose supplémentaire dans certains élevages, refuges ou secteurs à forte circulation virale | Réduire le risque d’échec vaccinal chez les chiots très exposés |
| 6 mois et plus | Leishmaniose ou piroplasmose selon la région, les voyages et le produit utilisé | Couvrir des risques liés aux phlébotomes et aux tiques |
| Entre 6 et 12 mois après la dernière dose | Premier rappel annuel ou rappel de fin de primovaccination | Consolider la mémoire immunitaire |
La date déterminante n’est pas seulement celle de la première injection : la série doit se poursuivre jusqu’à au moins 16 semaines pour obtenir une protection plus fiable contre les maladies virales majeures.
Ce schéma reste une base. Le vétérinaire l’ajuste aux vaccins employés, à leur autorisation de mise sur le marché et au niveau d’exposition du chiot. Un vaccin commencé chez l’éleveur doit être poursuivi sans recommencer toute la série lorsque les délais restent compatibles avec le protocole.
Pourquoi le calendrier vaccinal d’un chiot doit parfois être modifié
Avant chaque injection, plusieurs éléments sont vérifiés dans un ordre logique. Le plus fréquent est un simple décalage de date ou une incertitude sur les vaccins déjà administrés. Viennent ensuite l’âge réel, le mode de vie, l’état général et, plus rarement, une maladie qui impose de reporter l’injection.
Un carnet incomplet ou un rappel dépassé
Le carnet de santé doit indiquer la date, l’étiquette du vaccin et la validation du vétérinaire. Une mention orale du vendeur ou de l’ancien propriétaire ne remplace pas cette preuve. Si le délai entre deux doses est trop long, le vétérinaire décide s’il faut administrer une dose supplémentaire ou reprendre une partie du protocole.
Les anticorps maternels
Le niveau d’anticorps transmis par la mère varie d’un chiot à l’autre, y compris dans une même portée. Certains deviennent réceptifs au vaccin dès 6 à 8 semaines. D’autres conservent une immunité maternelle capable d’interférer jusqu’à 14 ou 16 semaines. Aucun examen visuel ne permet de connaître précisément ce moment.
Une exposition supérieure à la moyenne
La vie en élevage, en refuge ou dans une collectivité augmente surtout le risque de parvovirose et d’affections respiratoires. Les voyages, la chasse, la baignade en eau stagnante et la présence de rongeurs modifient aussi les besoins. Un chiot destiné à fréquenter une pension, un club canin ou des expositions reçoit parfois une protection respiratoire complémentaire.
Une maladie en cours
Une diarrhée importante, des vomissements, une fièvre, un abattement marqué ou une infection active justifient un examen avant vaccination. Une parasitose digestive massive ou un amaigrissement demandent également une prise en charge. Une affection légère ne conduit pas automatiquement au report : la décision repose sur l’examen clinique.
Quels vaccins choisir selon les risques du chiot
Les valences Carré, hépatite de Rubarth et parvovirose forment le socle de la vaccination canine. La leptospirose est très souvent intégrée en France, car la maladie est grave, transmissible à l’être humain et présente aussi en milieu urbain. Les autres protections dépendent davantage du mode de vie.
| Maladie | Transmission ou exposition | Rythme courant après la primovaccination |
|---|---|---|
| Maladie de Carré | Contacts directs et sécrétions respiratoires | Rappels espacés selon le vaccin, souvent jusqu’à 3 ans chez l’adulte |
| Hépatite de Rubarth | Urines, sécrétions et environnement contaminé | Souvent associée au rappel Carré-parvovirose |
| Parvovirose | Selles et surfaces contaminées ; virus très résistant | Souvent jusqu’à 3 ans après le rappel de consolidation, selon le protocole |
| Leptospirose | Urines de rongeurs, flaques, boue et eau stagnante | Généralement tous les 12 mois |
| Rage | Morsure ou contact avec la salive d’un mammifère infecté | Validité de 1 à 3 ans selon le vaccin et le respect des rappels |
| Toux de chenil | Contacts rapprochés en pension, élevage, club ou exposition | Souvent annuel, avec un délai d’action lié à la voie d’administration |
| Leishmaniose | Piqûre de phlébotome dans les zones exposées | Rappel généralement annuel après vaccination à partir de 6 mois |
| Piroplasmose | Morsure de tique | Une ou deux injections initiales selon le vaccin, puis rappels réguliers |
La vaccination contre la toux de chenil ne couvre pas toutes les causes de toux. Elle réduit surtout le risque de formes cliniques liées à certains agents respiratoires. Une pension fixe parfois un délai minimal avant l’arrivée, souvent de 3 jours à 3 semaines selon la voie vaccinale utilisée.
Pour la leishmaniose, un dépistage est réalisé avant la première injection chez le chien assez âgé. La vaccination ne remplace ni les répulsifs adaptés ni la limitation des sorties au crépuscule dans les zones où circulent les phlébotomes. Pour la piroplasmose, le contrôle des tiques reste nécessaire.
Que faire avant et après chaque injection
Préparer le rendez-vous
Le carnet de santé, les documents remis par l’éleveur et la date du dernier traitement antiparasitaire doivent accompagner le chiot. Le vétérinaire vérifie son poids, sa température si nécessaire, ses muqueuses, son cœur, ses poumons, son abdomen, sa peau et son état d’hydratation.
Il n’est pas nécessaire de mettre systématiquement le chiot à jeun. Un petit repas habituel convient, sauf consigne différente de la clinique. Évitons en revanche un effort intense juste avant le rendez-vous. Signaler toute diarrhée, toux, baisse d’appétit, réaction vaccinale antérieure ou traitement en cours permet d’adapter la consultation.
Organiser les sorties sans bloquer la socialisation
Attendre la fin de tous les vaccins en gardant le chiot enfermé jusqu’à 16 semaines fragilise son apprentissage. La période de socialisation est courte. Des sorties contrôlées sont donc organisées avant la fin du protocole, en accord avec le niveau de risque local.
- Privilégier les rencontres avec des chiens adultes connus, sains et correctement vaccinés.
- Éviter les déjections, les flaques, les canisites très fréquentés et les zones touchées par la parvovirose.
- Porter le chiot dans les lieux très sales tout en l’habituant aux bruits, aux véhicules et aux humains.
- Choisir des groupes pour chiots exigeant un justificatif vaccinal et appliquant un nettoyage rigoureux.
Une protection immunitaire demande généralement 7 à 14 jours après l’injection pour se renforcer. Pour la primovaccination antirabique, la validité légale débute 21 jours après l’injection. Cette règle compte lors d’un voyage à l’étranger.
Réactions au vaccin : quand consulter un vétérinaire
Une fatigue modérée, une sensibilité au point d’injection ou un appétit un peu réduit pendant 12 à 24 heures sont des réactions courantes. Une petite masse ferme de 1 à 2 cm sous la peau régresse habituellement en quelques jours ou semaines. Le chiot doit toutefois rester réactif, boire et respirer normalement.
Une urgence vétérinaire est nécessaire immédiatement si un gonflement du museau ou des paupières apparaît, si la respiration devient difficile, si les gencives pâlissent, si le chiot s’effondre ou s’il vomit plusieurs fois. Ces signes surviennent souvent dans les minutes ou les heures suivant l’injection et évoquent une réaction allergique sévère.
Il faut appeler la clinique dans la journée en cas de température supérieure à 39,5 °C, de douleur marquée, de diarrhée persistante, de refus total de boire ou d’abattement prononcé. Une fatigue qui dure plus de 24 à 48 heures demande aussi un avis. La masse au point d’injection doit être contrôlée si elle grossit, devient chaude ou douloureuse, dépasse environ 2 à 3 cm ou persiste au-delà de 3 semaines.
Ne donnons jamais d’ibuprofène, de paracétamol ou d’aspirine sans prescription. Les doses humaines exposent le chiot à des intoxications digestives, hépatiques ou rénales. Le vétérinaire choisit le traitement selon le poids, l’âge et la nature de la réaction.
Prix, carnet de santé et obligations en France
En France en 2026, une consultation vaccinale pour un chiot coûte généralement 55 à 85 €, examen et injection compris. Le montant dépend de la région, des valences administrées et des actes associés. Une primovaccination comprenant deux ou trois visites représente souvent 170 à 280 €. Des protections complémentaires contre la leishmaniose, la piroplasmose ou certaines maladies respiratoires augmentent le budget de 50 à 100 € par rendez-vous selon le protocole.
Le carnet de santé retrace les injections, mais seul un passeport européen officiel permet de certifier la vaccination antirabique pour voyager. Le chien doit être identifié par puce électronique, ou par un tatouage encore admis dans certaines situations anciennes, avant que le vaccin contre la rage soit enregistré comme valide.
La vaccination antirabique est notamment exigée pour voyager hors de France et pour les chiens soumis à la réglementation des catégories 1 et 2. Certaines destinations demandent aussi un titrage des anticorps antirabiques, réalisé au moins 30 jours après l’injection, puis un délai supplémentaire avant l’entrée sur le territoire. Un rappel effectué après la date de validité est considéré comme une nouvelle primovaccination, avec un nouveau délai légal de 21 jours.
Après le rappel de consolidation, tous les vaccins ne suivent pas le même rythme. La leptospirose reste généralement annuelle. Certaines valences virales sont espacées jusqu’à trois ans. Le calendrier inscrit dans le carnet et les caractéristiques du vaccin administré priment sur un rythme uniforme.
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Ce qu’il faut retenir
- Le calendrier courant prévoit des injections vers 8, 12 et 16 semaines.
- Les rappels compensent l’interférence des anticorps maternels.
- Les sorties contrôlées commencent avant la fin de la primovaccination.
- Un gonflement du visage ou une gêne respiratoire impose une urgence vétérinaire.
- Le protocole dépend du mode de vie, de la région et des voyages prévus.





